vendredi 23 novembre 2012

LA COMMUNE DU LANDERON


Le Landeron est une commune suisse du canton de Neuchâtel, située dans le district de Neuchâtel.
Elle est la seule commune neuchâteloise riveraine du lac de Bienne.
Bourgade médiévale fortifiée proche de la Thielle et du lac de Bienne, qui, aujourd'hui encore, se présente sous le même aspect qu'il y a plusieurs siècles. La ville du Landeron, fondée en 1325 par Rodolphe V de Neuchâtel, centre d'une châtellenie, possédait sa propre organisation militaire. En 1449, elle conclut avec Soleure un traité de combourgeoisie qui l'oblige à fournir des soldats à cette ville. Elle doit en mettre aussi au service du comte de Neuchâtel. Hallebardiers, piquiers, couleuvriniers, arbalétriers sont fréquemment mobilisés.

La vieille ville
Selon l'Office fédéral de la statistique, Le Landeron mesure 10,31 km23. 15,2 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 39,7 % à des surfaces agricoles, 43,5 % à des surfaces boisées et 1,7 % à des surfaces improductives.
La commune est limitrophe de Cressier et Lignières dans le canton de Neuchâtel, et de La Neuveville et Gals dans le canton de Berne.

Histoire



Réforme
Seules de tout le canton de Neuchâtel, les communes du Landeron, de Cressier, du Cerneux-Péquignot et de Ligniéres ne passèrent pas à la Réforme, créant ainsi deux îlots catholique en terre protestante. De 1530 à 1562, le cas du Landeron et de sa région divise le comté de Neuchâtel et trouble les relations entre cantons suisses. Dans leur combat pour le maintien de leur foi, les habitants des deux communes peuvent compter sur le soutien de leurs combourgeois soleurois. L’identité landeronnaise, si particulière - châtellenie catholique dans un État protestant - remonte à ces années-là et à la protection de Soleure.
Dans le cadre complexe d’une confédération où règne une paix précaire entre réformés et catholiques, le cas de la châtellenie du Landeron prend une importance sans commune mesure avec la réalité démographique et économique: cette enclave confessionnelle retient l’attention non seulement des réformateurs, Guillaume Farel en tête, mais aussi de personnages influents tels que François Ier ou le duc de Guise. Menaces et prétentions juridiques du côté protestant, mesures de protection et argumentation contraire du côté catholique s’entrecroisent pendant une trentaine d’années4.
Démographie

Selon l'Office fédéral de la statistique, Le Landeron possède 4 441 habitants fin 20102. Sa densité de population atteint 430,7 hab./km².
Le graphique suivant résume l'évolution de la population du Landeron entre 1850 et 20085 :

Cortège de la confrérie de St-Sébastien
Monuments

La porte et le faubourg de la ville (la portette vers St-Jean étant détruit pour élargir la route)
Les imposantes fontaines
L’Hôtel de Ville
La chapelle des Dix-Mille Martyres, datant de 1450
Le musée
La place plantée d'ormeaux
Les façades datant de 1600
Le carrousel de 1890 devant le château vers le faubourg
Tous les samedis, ce carrousel invite à effectuer quelques tours de manège
Le château du Landeron.

Musées

Musée de l'Hôtel-de-Ville
Ce petit musée offre aux visiteurs passionnés d'histoire, un regard sur le passé de cette ville et montre quelques armes, des canons de la bataille de Morat, des bannières, des armures, des gravures et pendules, des meubles, une maquette du bourg du Landeron en 1680 et des documents anciens. Un diaporama convie le visiteur à une balade au cœur du Landeron d'hier et d'aujourd'hui.
Collection de dessins
La collection de dessins d’artistes internationaux au Centre scolaire des Deux Thielles réunit 134 dessins d’artistes européens et de Martin Disler, artiste suisse.

Manifestations

Fête Dieu en vieille ville
Fêtes des confréries en janvier, les dimanches suivant la fête de St-Antoine (pour la fête de l'Honorable Confrérie de Saint Antoine) et suivant la fête de St-Sébastien (pour la fête de l'Honorable Confrérie des Saints Fabien et Sébastien).
Fête Dieu avec participation des associations, de la corporation de St-Maurice, de la paroisse catholique et des confréries.

La brocante, dernier week-end du mois de septembre. C'est la plus importante foire d’antiquités suisse en plein air.










EGLISE DU LANDERON








Chapelle des Dix Mille Martyrs au Landeron


La ville du Landeron, fondée en 1325, ne disposait primitivement pas d'un lieu de culte à l'intérieur de ses murs, ses habitants devant se rendre à l'ancienne église paroissiale Saint-Maurice. En 1450, le comte Jean de Fribourg offre une place pour élever une chapelle dédiée à Dieu, à la Vierge et aux Dix-Mille-Martyrs. Le choeur de celle-ci, aménagé dans une tour préexistante, est consacré le 27 octobre 1455. La construction de la nef se poursuit jusque dans les années 1460.
Deux arcades gothiques, fermées par des grilles de 1776, séparent la chapelle proprement dite d'une avant-nef où sont disposés des fonts baptismaux du 16e siè- cle. Des décors peints de la fin du 17e siècle ornent les encadrements des fenêtres et la voûte du choeur.







Au cœur du centre historique du Landeron, se trouve la chapelle des Dix Mille Martyrs. Construite au milieu du XVe s., elle occupe le rez-de-chaussée de l’ancien hôtel de ville, actuellement occupé par un musée. La chapelle fut consacrée en 1455 aux soldats chrétiens martyrisés dans les années 130 par le roi de Perse Sapor.

Le Landeron resta catholique lors de la Réforme, grâce notamment au soutien de la ville de Soleure et à un vote presque unanime de la population. La chapelle reste donc desservie par un chapelain. Cela ne va cependant pas sans difficulté, car Berne refuse de nommer un curé au Landeron entre 1551 et 1557. Il fallut les efforts diplomatiques de Soleure pour ramener le puissant Etat protestant à la raison. En 1695, les autorités landeronnaises font appel aux Capucins pour desservir la Chapelle des Dix Mille Martyrs et enseigner le catéchisme aux enfants. Ces derniers resteront au Landeron jusqu’en 1992. Actuellement, la chapelle sert de lieu de culte paroissial en semaine.

Restaurée en 1982, la chapelle abrite de nombreuses œuvres artistiques de qualité. On notera entre autres le grand crucifix du maître-autel, datant du XVIIe s., une Piéta du XVIe s., attribuée à Hans Geiler et une œuvre de Pierre Wuilleret, la Vierge aux anges musiciens, réalisée vers 1630.

Chapelle Ste-Anne à Combes


La Chapelle de Combes occupe un petit replat du terrain avant de monter au plateau de Lignères , plus haut. Cette chapelle de Combes fait partie de la paroisse catholique du Landeron. On ignore le nom de l'architecte qui éleva cette chapelle en 1682-86 , dédiée à Notre-Dame-de-Lorette . Elle fut consacrée en 1694 . Elle contient des fresques venant d'être restaurées. La décoration extérieure date de l'époque baroque avec des effets en trompe-l'oeil. Cette chapelle est particulièrement équilibrée; ceci vient du fait que le Nombre d'Or a été utilisé lors de sa construction. Elle a reçu une première restauration en 1976 et elle est placée sous la protection du Canton et de la Confédération. Elle est visitable sur demande auprès de la paroisse catholique du Landeron.



Cette jolie chapelle édifiée de 1682 à 1686 se situe sur les hauteurs de Combes au-dessus du
 Landeron dont elle fait partie. Ce bâtiment dédié à sainte Anne et à Notre-Dame de Lorette,
 abrite des statues de la Vierge et de saints de la fin du 17e siècle.


LE TEMPLE PROTESTANT

Temple protestant du Landeron : dans l'enclave catholique en pays protestant neuchâtelois (Le Landeron, Cressier), la foi protestante réformée connut un nouvel essor au 19ème siècle. La minorité réformée de l' Entre-deux-Lacs se préoccupa d'abord de l'éducation des enfants (1825), avant de disposer, notamment au Landeron, d'un propre lieu de culte. De 1862-64, l'architecte Paris-Borel se charge de la construction d'une chapelle-école à la demande de la Société Libre des protestants du lieu. Puis on construisit un temple. L'architecte adopta, au Landeron, un style néo-médiéval très en vogue au 19ème s. Les références au Moyen Age se retrouvent dans la structure du temple construit en forme de croix, en 1930-32 , sur un projet d'Edmond Boitel. La paroisse réformée du Landeron eut recours notamment, pour la décoration, au peintre Edmond Bille et au sculpteur Léon Perrin (ce dernier pour le tympan du porche principal).

Le Temple du Landeron est garni de vitraux d' Edmond Bille ( 1932 ) du plus bel effet. Ce temple contient aussi un orgue remarquable (1989) de la manufacture Felsberg-Orgelbau (Grisons), bien connue pour ses réalisations en Suisse alémanique, mais aussi notamment à l'église de Boudry .





LA CHAPELLE DITE SCAPULAIRE DATANT DE 1674




DOCUMENTS HISTORIQUES

Ville du Landeron : avant le bourg ancien actuel, il y eut, sur le coteau, au-dessus du lac de Bienne , une petite ville fortifiée du nom de Nugerol que le comte de Neuchâtel fit construire. Nugerol fut détruite au 12ème siècle dans un conflit frontalier armé opposant le comte de Neuchâtel à l' évêque de Bâle . L' Evêché de Bâle fit construire alors le Château de Schlossberg (1283) et la ville de La Neuveville (dès 1312). En 1325, le comte de Neuchâtel reprend la construction du Landeron (en remplacement de Nugerol) sur un petit îlot morainique de la plaine marécageuse de la Thielle, au bout du lac de Bienne.

Le bourg ancien du Landeron est la seule localité du canton de Neuchâtel à être ainsi bâtie dans la plaine, et non sur les coteaux. On bâtissait alors en peu en hauteur par crainte des inondations (Cornaux, Cressier...). Le bourg du Landeron présente des similitudes avec des villes anciennes comme Aarberg, Nidau, La Neuveville: deux rangées de maisons fermées vers l'extérieur et ouvertes largement sur la rue principale. Le Landeron était entouré de fossés (douves) reliés à la rivière La Thielle pour se protéger des ennemis éventuels.
 
Les édifices du plus haut intérêt architectural ne manquent pas au Landeron. Trois tours de l' enceinte subsistent encore aujourd'hui: la Tour dite de l'Horloge , la Portette et la Tour des Archives . L'Hôtel de Ville (15ème s.) est construit en belle pierre jaune de Hauterive et contient, au rez-de-chaussée une belle chapelle, la Chapelle des 10'000 Martyrs (gothique). Cette chapelle laisse planer une ambiance mystérieuse et harmonieuse (vitraux, choeur gothique lumineux).

Il y eut lutte d'influence au Landeron entre Berne et Soleure , au 16ème s. Les habitants du Landeron, appuyés par la ville de Soleure, conclurent avec cette dernière ville un traité de combourgeoisie. Le catholicisme perdura au Landeron, comme à Cressier. La combourgeoisie avec Soleure prit fin en 1707, lorsque les Neuchâtelois adjugèrent leur principauté au Roi de Prusse. Dès l'origine, les habitants du Landeron manifestèrent du "caractère" et restèrent toujours méfiants face à tout ce qui pouvait porter atteinte à leur particularisme (cette attitude remonte probablement à la fin de Nugerol !).

Au 19ème siècle, le bourg s'étend autour de la ville ancienne. Une grande église catholique , de style classique assez austère, est construite en 1828 . Son intérieur, comme à Cressier, est habillé de vitraux du plus haut intérêt (datant de la fin du 19ème s . et signés C. Wehrli , Zürich-Aussersihl). Un temple protestant moderne sera aussi édifié dans le haut du village (1930-32: en style néo-médiéval). La Correction des Eaux du Jura, au 19ème s., permit la construction de routes modernes et l'arrivée du chemin de fer.

Le bourg ancien du Landeron est un joyau architectural qui est visité par de nombreux touristes.

La composition de l'orgue de l' église catholique du Landeron nous a été aimablement communiquée par Monsieur Gilbert Frochaux, organiste au Landeron: les facteurs sont les Etablissements Dumas de Romont ( 1950 ): cette manufacture a disparu, actuellement.

Grand-Orgue : Montre, Prestant, Bourdon 8', Gemshorn 8', Flûte 4', Quinte, Tierce, Doublette 2', Fourniture, Cornet 3 + 4r, Trompette.

Récit : Trompette, Hautbois, Plein-Jeu, Larigot, Spitzflöte 2', Octave 4', Flûte 4 + 8', Salicional 8', Bourdon 8' + 16'.

Pédalier : Soubasse, Echo-Basse, Bourdon 8', Flûte 8' + 4', Bombarde, Trompette, Clairon, Quinte. Tirasses: II/I unisson, graves, aigus; II/P, I/P.

TOURISME


Landeron classic 2011
Soumis par neuch.ch le lun, 30.05.2011 - 08:29
Le carnaval de la voiture ancienne dans le vieux bourg



La quatrième édition du Landeron Classic prévue le samedi 4 juin prochain promet d’être grandiose. Cette rencontre de voitures anciennes aura pour cadre le bourg du Landeron (NE), un écrin unique pour les bijoux du passé automobile. La manifestation prend cette année de l’ampleur puisque plus d’une centaine de véhicules, des origines jusqu’à 1977, sont attendus. De quoi remplir entièrement la vieille ville et ses abords de voitures d’époque. Certains véhicules sont uniques et particulièrement rares. Comme cette BMW 502 de 1953 à carrosserie Worblaufen, cette Alvis Graber 1962 primée au concours d’élégance de la Villa d’Este ou encore cette Bristol 402, confectionnée à partir de tôles d’aluminium récupérées sur des chasseurs de la seconde guerre mondiale.

En costume d’époque
Le Landeron Classic se veut avant tout un événement convivial à l’ambiance originale. Ainsi, les propriétaires de voitures anciennes sont appelés à venir vêtus en fonction de l’année de leur véhicule. Chapeaux melon et redingote, veste en cuir et brillantine, ou encore chemise à fleurs et pantalons à pattes d’éléphant seront ainsi le costume de rigueur pour les participants à cette journée. Il est d’ailleurs vivement recommandé au public de venir déguisé lui aussi.


Ambiance garantie
Entre les vieilles pierres, les carrosseries antiques et les costumes d’antan, l’ambiance sera vraiment d’époque grâce au groupe de Rockabilly Theo’s Fried Chickenstore qui viendra jouer dans la rue son rock garanti « fifties ». Les voitures arriveront dès 9h le matin et seront alignées dans le bourg pour y être exposées. Apéritif, cantines et restaurants animeront la mi-journée. A l’Hôtel de ville sera projeté en boucle et sur grand écran un film unique et inédit retraçant une course de côte Le Landeron-Lignières qui s’était tenue en 1958. Un document exceptionnel qui permet de voir à l’œuvre des voitures de légende et pourquoi pas de reconnaître des visages familiers. Public et participants pourront acquérir un t-shirt brodé au logo de la fête de même qu’une plaquette souvenir à monter sur la calandre de sa voiture.

Promenade dans la région
En début d’après-midi, les moteurs s’animeront entre les vieilles pierres. A travers une haie d’honneur des spectateurs, les véhicules partiront au rythme de un toutes les minutes pour un long cortège dans la région proche avant de revenir sur place. A l’issue de la manifestation, les organisateurs remettront aussi plusieurs prix à certains participants.




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