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samedi 1 avril 2017

FRESQUE / TRANSJURANE

Suisse: la plus grande fresque sur herbe au monde réalisée à la peinture bio
Genève | Un jeune artiste français a réalisé en cinq jours une peinture éphémère de 10.000 m2 sur le flanc d’une colline de Suisse, réalisant ainsi la plus grande fresque sur herbe au monde.


http://www.journaldemontreal.com/2016/08/05/suisse-la-plus-grande-fresque-sur-herbe-au-monde-realisee-a-la-peinture-bio

vendredi 9 avril 2010

PIERRE-ANDRE COMTE

Comte, Pierre-André (1955-) Originaire de Châtillon, né le 10 août 1955 à Courtételle. Fils d’André, buraliste postal, et de Gilberte née Cortat. Epouse Jeannette née Chalverat, couturière. Catholique. 

C. obtient un brevet d’enseignant bernois à l’Ecole normale de Porrentruy (1975) puis un mastère en administration publique à l’Institut de hautes études en administration publique à Lausanne (IDHEAP, 1996).
Instituteur à Vellerat (1975-1996) puis à Courrendlin (dès 1996). Syndiqué SEJ et, de 1995 à 2008, président du syndicat de la Communauté de l’Ecole secondaire de Courrendlin et environs. Membre du Parti socialiste, C. est secrétaire communal à Vellerat (1979-1981) puis maire de la commune (1982-2004). Conseiller communal 2009-2010, il est à nouveau élu maire en 2010. De 1983 à 1996, C. est observateur du Jura-Sud au Parlement jurassien. Après le rattachement de Vellerat au Canton du Jura (1er juillet 1996) pour lequel C. s’est beaucoup investi, il est élu député au Parlement jurassien (1998-2010) dont il est le président en 2004 ; il est réélu en 2015 pour la législature 2016-2020. De 1999 à 2002, puis de 2005 à 2006, il y préside le Groupe socialiste. De 1999 à 2003, C. est président de la Commission de la Coopération et de la réunification et dès 1999, de la Commission « Jura, Pays ouvert ». De 1999 à 2006, il est président du Comité mixte parlementaire Jura-Aoste-Bruxelles-Wallonie. En 2006, il reçoit la décoration «Ami de la Vallée d'Aoste », créée par une loi régionale en 2006. C. est président de la Section Jura de l'Association parlementaire de la francophonie (APF) pendant la législature 2016-2020.
En 2002, il est candidat au Gouvernement mais le PS décide de ne retenir que trois candidats. C., quatrième de la liste, n’a alors pas la possibilité de défendre ses chances.
Militant séparatiste, C. est secrétaire général du Rassemblement jurassien (RJ, 1991-1994), puis du Mouvement autonomiste jurassien (MAJ) et de la Conférence des Peuples de langue française (dès 1994). Il est le responsable de l'initiative "Un seul Jura", lancée par le MAJ en 2003.
En 1993, C. est membre du Comité scientifique pour les Assises européennes de l’Education plurilingue. En 2015 il reçoit le Prix de la Fondation Roland Léchot-Légobbé en faveur de l'unité du Jura.
Rédacteur en chef du Jura Libre dès août 2015, il est l’auteur d'une publication (IDHEAP), La voix des villes – Verticalité des rapports institutionnels dans le système fédéraliste (Lausanne, 1996), ainsi que des ouvrages Plus loin que le monde (Ed. de l’Ecluse, Delémont, 2005), Un seul Jura, une chance unique (Ed. de l'Ecluse, Delémont, 2006) et Identité et langue française (Ed. Conférence des peuples de langue française, Bruxelles, 2010).

ALAIN CHARPILLOZ

Charpilloz, Alain (1946-) 



Né le 15 février 1946. Fils d'Arnold Charpilloz. Epouse Rosemarie Jobin (1977).
Ecole secondaire à Malleray. Etudes au Gymnase français de Bienne (maturité scientifique). Licence puis doctorat en sciences politiques à l'Université de Lausanne (1975). A la tête de l'entreprise Hélios à Bévilard (entreprise fondée par son grand-père Alfred Charpilloz) depuis 1982.
Engagé dans les rangs séparatistes, militant du Rassemblement jurassien (RJ), il devient président d'Unité jurassienne (1976-1978). C'est sous sa présidence que ce mouvement est définitivement constitué le 21 mai 1976. Président du conseil d'administration du Jura libre.
Fondateur du journal satirique La Tuile. Auteur de Marx et Keynes : rapprochement des deux formulations (thèse de doctorat, Ed. de la Baconnière, 1975), Le Jura irlandisé (Ed. Bertil Galland, 1976, trad. all : Irr-land Jura : Südjurassien im Konflikt, trad. Dres Balmer ; Zytglogge Verlag, 1977), La Romandie dominée (avec Geneviève Grimm-Gobat, Ed. Pierre-Marcel Favre, 1982), Les minorités latines de Suisse sont-elles condamnées ? (Rassemblement jurassien, 1982) et D'humour et d'eau fraîche (Ed. du Jura Libre, [2003]).
Auteur d'un roman, Opération suisside (Ed. de la Prévôté, 1990).
Lauréat du Prix des thèses de la Société jurassienne d'Emulation (SJE) (1976) et du Prix de la Fondation Roland Léchot-Légobbé (2003).


RASSEMBLEMENT JURASSIEN

Rassemblement jurassien (RJ) 

Le Mouvement séparatiste jurassien (MSJ) est mis sur pied le 30 novembre 1947, soit deux mois après l' « affaire Möckli » qui lance la Question jurassienne. Après l'échec de l'autonomisme prôné par le Comité de Moutier, le Mouvement séparatiste intensifie son action. Il adopte dès septembre 1951 la dénomination de Rassemblement jurassien (RJ) afin de ne pas alarmer la Suisse alémanique et de placer sa lutte au-dessus des enjeux de politique partisane et des divergences confessionnelles. Au cours des années 1950, le RJ mène une propagande ferme mais peu agressive, exprimant le fort sentiment régionaliste de ses militants, qui souhaitent la création d'un nouveau canton dans l'esprit du fédéralisme suisse. Il mobilise des experts historiens et juristes pour prouver la viabilité de ce projet, et lance en 1957 une initiative législative cantonale demandant l'organisation d'un plébiscite dans les sept districts jurassiens. Son rejet en 1959, par les Jurassiens comme par les citoyens bernois, marque un coup d'arrêt pour le RJ. Il rebondit pourtant, sous l'impulsion principale de Roland Béguelin, dont les pouvoirs accrus de secrétaire général sont parfois contestés. Sa stratégie redéfinit l'appartenance au peuple jurassien selon des critères ethno-linguistiques, et vise à créer un état de nécessité politique en internationalisant le conflit. Le RJ s'efforce aussi de quadriller le corps social jurassien en multipliant les structures de militance : les jeunes groupés dans « Le Bélier » (1963), les universitaires(1964), les femmes (1963) et les Jurassiens de l'extérieur (1962). Cette mobilisation multiple donne une couleur plus contestataire au séparatisme, porté par une génération montante dont les valeurs sont pacifistes, antimilitaristes et sociales. Ayant réussi à pousser la Confédération à proposer une médiation, le RJ s'engage pragmatiquement mais à reculons dans la voie plébiscitaire d'autodétermination définie par l'additif constitutionnel voté en mars 1970. Si la victoire du « oui » à un nouveau canton le 23 juin 1974 est la sienne, le RJ est impuissant à empêcher l'éclatement du Jura qui s'ensuit. Dès lors, il poursuit une lutte pour la réunification, tant à l'intérieur du nouveau canton, qu'il tente d'orienter avec de moins en moins de succès vers une conception de « l'Etat de combat » qu'à l'extérieur, en lien avec les séparatistes du Jura resté bernois. Ceux-ci se groupent dès 1976 sous le drapeau d'Unité jurassienne, qui fusionne avec le RJ en un Mouvement autonomiste jurassien (MAJ) le 20 mars 1994, une année après le décès de Roland Béguelin. Dès lors, malgré le vieillissement de ses militants et la perte de son influence, le MAJ garde un rôle de groupe de pression politique.

Claude Hauser, 1/09/2006
Dernière modification: 24/06/2010


SEPARATISME

Séparatisme 



Terme général sous lequel on peut regrouper les divers mouvements militant en faveur de la création du canton du Jura et plus tard, en faveur de la réunification du canton du Jura et du Jura bernois.

Le 30 novembre 1947 est fondé, à Moutier, le Mouvement séparatiste jurassien (MSJ). Il naît peu après la création du Comité de Moutier suite à l'affaire Moeckli. Le 9 septembre 1951, le MSJ se rebaptise Rassemblement jurassien (RJ).
Après l'échec de la votation du 5 juin 1959 (réclamant l'organisation d'un plébiscite dans le Jura sur l'éventuelle création d'un canton du Jura), le RJ décide de renforcer son action, notamment en créant des organisations complémentaires. La première est l'Association suisse des Amis du Jura libre (ASAJL), créée à Genève à la fin de 1961. Elle est suivie par la création du Groupe Bélier en juillet 1962, l'Association des Jurassiens de l'extérieur en décembre 1962 à Neuchâtel, l'Association féminine pour la défense du Jura (AFDJ) en mars 1963, et le Mouvement universitaire jurassien en 1964 à Lausanne. Il faut ensuite attendre les plébiscites pour voir la naissance de nouveaux mouvements séparatistes, cette fois principalement dans le Jura Sud. Il s'agit du groupement Jeunesse Sud (1er février 1975) et surtout, en janvier 1976, du groupement Unité jurassienne, le pendant du RJ mais pour les districts de Moutier, Courtelary et La Neuveville. En 1994, le RJ et UJ fusionnent pour créer le Mouvement autonomiste jurassien.

FERNAND BOILLAT

Boillat, Fernand (1906-1997) 

Originaire des Breuleux. Né le 14 août 1906 aux Breuleux. Décédé le 25 janvier 1997 à Saint-Maurice. Fils de Joseph Arsène, horloger, et de Marie Cécile Jeannerat.
Etudes à Saint-Maurice, puis chez les dominicains à Rome (1927-1931), docteur en philosophie et théologie. Chanoine régulier de l'abbaye de Saint-Maurice (1928), ordonné prêtre en 1930.
Professeur au Collège de Saint-Maurice puis au collège Saint-Charles à Porrentruy (1931-1976). Aumônier de l'Action catholique jurassienne (1942), puis romande (1945-1969). Dirige la Ligue suisse des femmes catholiques dans le Jura. Participe comme expert et secrétaire des évêques suisses à Vatican II. Par ses nombreux écrits, il s'impose en Suisse romande comme l'un des principaux intellectuels catholiques de l'après-guerre. Membre de la commission théologique de la Conférence des évêques suisses jusqu'en 1976. Collabore au journal Le Pays.

SURDEZ LUCIEN

Surdez, Lucien (1907-1977)

Du Peuchapatte. Né à Porrentruy le 10 mai 1907. Décédé le 8 janvier 1977. Chanoine régulier de St-Maurice (VS).
Etudes à l'Institut St Charles à Porrentruy et à St-Maurice ; noviciat de 1928 à 1929 ; profession solennelle le 14 septembre 1932 ; ordonné prêtre le 16 avril 1933. Il célèbre sa première messe à Porrentruy le 23 avril 1933.

ANDRE IMER

Imer, André (1928-2016) 



Originaire de La Neuveville. Né le 30 juin 1928 à La Neuveville. Décédé le 2 avril 2016. Fils de Florian Imer, juge, préfet et écrivain. Epouse Onorina Guglielmin, italienne, en 1954. Trois enfants. Sans confession.
Scolarité et études de droit à Berne et à Genève. En 1954 il obtient le brevet d'avocat. Il travaille ensuite comme chef du bureau du contentieux à l'Union des branches annexes de l'horlogerie (UBAH, 1966-1968). Juge à la cour suprême du canton de Berne de 1969 à 1978 et au Tribunal fédéral de Lausanne de 1979 à1993. Grand juge extraordinaire au tribunal de la deuxième division, avec le grade de major.
Membre du Parti des paysans, artisans et bourgeois (PAB, aujourd'hui UDC).
I. est l'auteur d'une douzaine de recueils de poésie et de poème en prose en français et en allemand, dont deux sous le pseudonyme de Vincent Vermont, ainsi que traducteur des œuvres du poête rhéto-romanche Andri Peer. Parmi ses œuvres les plus marquantes comptent Rupture et Ban(1974), Francs-Alleux (1979) et Le Rêve ambulant (1986). En 1978, il est lauréat du prix de poésie de la Société jurassienne d'Emulation (SJE). En 2003, il publie la Chronique de la famille Ide La Neuveville et en 2011 Ego. Chronique d'une vie.
Membre du Berner Schriftstellerinnen und Schriftsteller Verein (BSV) et de 1980 à 2000 de l'Institut jurassien des sciences, des lettres et des arts (IJSLA). Président de la Société suisse des écrivains (1982-1986).

MON REPOS - LA NEUVEVILLE

Asile Mon Repos, La Neuveville 

L'institution Mon Repos à La Neuveville est un établissement pour malades chroniques ouvert en 1906. La démarche s'inscrit alors dans le cadre de la modernisation des hôpitaux de Saint-Imier (ouvert en 1856) et de Moutier (en 1875) qui se mettent à accueillir des malades curables et des blessés au détriment des malades incurables (invalides, malades chroniques, tuberculeux), des vieillards et des alcooliques mais aussi des enfants paralysés, aveugles ou rachitiques que les familles n'ont pas les moyens d'entretenir à domicile.
L'idée d'un asile destiné à la population incurable est soulevée pour la première fois lors du synode de l'Eglise protestante jurassienne à Orvin en 1902 par Albert Gylam, inspecteur scolaire à Corgémont. Dans l'ancien canton, quatre asiles de ce type ont déjà été ouverts par les milieux protestants. L'idée est acceptée une année plus tard, lors du synode de Vauffelin. Un comité d'initiative est alors constitué composé de douze personnes, dont le pasteur Gross et le préfet Rollier de la Neuveville. Après discussion, on décide de construire un bâtiment neuf. En avril 1904, on vote pour La Neuveville au détriment de Moutier (Saint-Imier et Malleray s'étaient désistés au dernier moment). Le président du comité (7 membres) est nommé en la personne de Jämes Gross, pasteur. Un concours d'architecture est lancé, remporté par M. Boillot, maître à l'Ecole professionnelle de La Neuveville. Un comité de dames est formé, chargée des taches de la lingerie, de la cuisine et de l'ameublement.
La diaconesse de Saint-Loup, soeur Alice de Buren, devient la première directrice (1906-1923). Le 15 novembre 1906, l'institution accueille son premier pensionnaire. Le Dr. Gustave Schlaefli en est nommé médecin, il est secondé par quatre diaconesses et huit jeunes filles.
Mon Repos comprend 60 lits en 1905 puis 80 dès 1908 et 85 dès 1927. De 1906 à 1950, 114 malades en moyenne y sont hospitalisés par année.
Dans les premières années, les subventions de l'Etat et les contributions privées sont très importantes puis tendent à diminuer.
En 1921, Mon Repos hérite de la fortune de l'épouse de feu le Dr. Schwab de Saint-Imier, une somme considérable qui l'aidera à améliorer le confort de la maison et à faire face à l'augmentation croissante des pensionnaires.
En 1952, on fête l'agrandissement du bâtiment alors que le 23 juin 1965 est inaugurée une maison pour le personnel.
Dès 1969, les diaconesses de St-Loup ne peuvent plus mettre à disposition de Mon Repos des soeurs directrices ; dès lors l'institution sera dirigée par un directeur laïc. La dernière diaconesse à travailler à Mon Repos prend sa retraite en 1997.
En 1989, on inaugure un nouveau bâtiment (l'ancien est détruit) comprenant 50 chambres à deux lits et 26 chambres à un lit. Quatre ans plus tard, le 2 septembre 1993, des appartements protégés dépendant de Mon Repos sont inaugurés.
A partir du 1er janvier 1999, la loi cantonale change et Mon Repose n'est désormais plus soumis à la loi sur les hôpitaux mais à la loi sur les oeuvres sociales.

Emma Chatelain, 22/01/2009
Dernière modification: 22/02/2012

Fonds d'archives

Mémoires d'Ici (Saint-Imier), dossier documentation « La Neuveville, Mon Repos »

JEANDUPEUX DANIEL

Jeandupeux, Daniel (1949-)

Né le 7 février 1949 à Saint-Imier. Footballeur professionnel.
Etudes à l'Ecole normale de Neuchâtel (brevet d'instituteur en juin 1971).
Après ses débuts au FC La Chaux-de-Fonds, J. rejoint le FC Zurich en 1972 (il enseigne aussi le français dans une école privée). Avec ce club, il remporte la coupe de Suisse (1973) et deux titres de champion suisse (1974, 1975, désigné meilleur buteur du championnat suisse en 1975). Engagé en France aux Girondins de Bordeaux (1975-1977). A 34 reprises, il est sélectionné en équipe nationale et marque deux buts, notamment un lors d'un match contre l'Angleterre le 13 octobre 1971. Le 1er octobre 1977, après une brutale agression qui lui vaut une double fracture ouverte (tacle du marseillais Berdoll), J. doit mettre un terme à sa carrière. Il se dirige alors vers celle d'entraîneur. Il débute au FC Sion (1979-1980), avec qui il remporte la Coupe de Suisse en 1980. Il passe ensuite au FC Zurich (1980-mars 1983 ; meilleur entraîneur de l'année en 1980 et 1981), avec lequel il remporte le titre de champion de Suisse et la Coupe de la ligue suisse en 1981, puis au Toulouse FC (1983-1985). De retour en Suisse, il fonctionne comme sélectionneur national (janvier 1986-mai 1989). En 1989, il retourne en France comme entraîneur puis directeur technique à Caen (1989-1994, manager général 1997-2000), entraîneur à Strasbourg (1994-1995) et enfin au Mans (dès 2004, puis directeur technique dès 2005, directeur sportif jusqu'en août 2006, puis conseiller du président Henri Legarda dès septembre 2006, ce qui en fait le n°2 du club). Il poursuit depuis une carrière au sein des cadres du club sarthois. A nouveau nommé directeur sportif du club, il cumule également quelques temps cette fonction avec celle d'entraîneur (février-mars 2009), avant d'abandonner cette dernière pour se concentrer sur sa fonction principale.
Lauréat du prix du fair-play pour le mois de février 2004 (remis par le Conseil national de l'éthique (CNE) et un jury de journalistes, F).

jeudi 8 avril 2010

LAURENT BOILLAT

Boillat, Laurent (1911-1985) 

Né à Tramelan le 17 avril 1911. Décédé à Delémont le 11 mars 1985. Sculpteur et graveur, il laisse plus de 1000 'uvres (quelque 700 gravures et 300 sculptures).'
Ecoles primaire et secondaire à Tramelan puis école normale à Porrentruy (dès 1927). Instituteur à Tramelan de 1934 à 1963 puis professeur de dessin au Collège de Delémont.'
Formation pour le dessin et la peinture avec Willi Nicolet, à Porrentruy, pour la sculpture avec Zadkine et Elia, à Paris. Exposition dans le Jura, en Suisse et à l'étranger. Plusieurs premiers prix de sculpture : à San Remo (1970), à Lyon (1973) et à Nice. Prix Fondation Bertrand Russell, Londres.'
Auteur de plusieurs suites de gravures sur les coutumes, cités et paysages jurassiens.' A illustré, notamment en gravures sur bois, de nombreux livres dont :
Prométhée et Epiméthée de Spitteler, 2e prix au concours d'illustration du Livre, 1943'
Les cahiers de Malte Laurids Brigge de Rilke'
La Légende de St-Julien l'Hospitalier de Flaubert
- des livres scolaires
- des publications de Pro Jura''

Sculptures et décorations murales dans des églises, des écoles et chez des particuliers dont, à Tramelan :'
- graffites à l'école secondaire, 1951'
- graffites à l'usine Kohli et à la Brasserie Centrale, 1952'
- fontaine des Martinets, 1948
'- monument de l'horlogerie, 1951
'- fontaine de l'Ecole secondaire, 1952'
- autel, chemin de croix et fonts baptismaux de l'église catholique

''Il fut l'un des fondateurs de la Société des peintres et sculpteurs jurassiens (SPSJ). Engagé au sein de la Société littéraire et artistique de Tramelan dont il fut l'un des présidents. Il y fonde la sous-section artistique qui sera à l'origine de la création des « Salons jurassiens des beaux-arts » à Tramelan dès 1934. En 1938, il est l'un des fondateurs de la « Revue Transjurane ».
En 2011, lors de l'anniversaire de sa naissance, la Société jurassienne d'Emulation lui consacre une monographie (dans la collection L'Art en oeuvre, sortie en septembre 2011) alors que le Musée de l'Hôtel-Dieu à Porrentruy lui consacre une rétrospective.

FRANÇOIS LACHAT

Lachat, François (1942-) 

Originaire de Bonfol, Porrentruy et Schelten (La Scheulte). Né le 2 août 1942 à Bonfol. Fils du Dr Joseph Lachat, il est le frère du juge Pierre Lachat, président de la SJE, et de Marie-Josèphe Lachat. Neveu de Marc Jobin. Il épouse Christiane Travelletti, fille d’Adolphe Travelletti, ancien conseiller national PDC valaisan et directeur de la Banque cantonale du Valais.
Etudes aux Collèges Saint-Charles et Saint-Maurice, puis aux Universités de Lausanne et de Fribourg où il obtient une licence en lettres et une licence en droit.
Très engagé dans les mouvements étudiants, il est président de la Société des étudiants suisses (1966-1967), membre du comité des Etudiants européens (1966-1967) et président du Mouvement universitaire jurassien, dont il est l'un des co-fondateurs (1966-1968).
Membre du comité directeur (1966) et vice-président (1971) du Rassemblement jurassien. Il devient en 1972 secrétaire général de l’Association pour la Défense des Intérêts du Jura (ADIJ), poste qu'il occupe jusqu'en 1978.
Membre du Parti démocrate-chrétien, député au Grand Conseil bernois (1970-1976) et président de la Députation jurassienne (1975-1976), président de l’Assemblée constituante (1976-1979), Ministre de la Coopération, des Finances et de la Police (1979-1994), membre de la présidence du PDC suisse (1982-1992), conseiller national (1995-2003), vice-président du PDC suisse (1997-2004).
Président d'honneur de la Fédération des fanfares démocratiques d’Ajoie (1997-).
Son engagement en faveur du développement économique régional le mène à siéger comme vice-président du comité d’action Pro Transjurane, vice-président de la Jeune chambre économique du district de Porrentruy, membre puis président (1995) du conseil d’administration de l’Association pour le développement économique du district de Porrentruy (ADEP). Il est en outre membre des conseils d’administration des Salines du Rhin (1979-1994), de la Banque cantonale du Jura (1987-1994), de Crossair (1987-1999), et du conseil de banque de la Banque nationale suisse (1983-1995). Co-fondateur et co-président de la Communauté de Travail du Jura (1985-1990), co-fondateur et vice-président de l'Assemblée des Régions d'Europe (1985-1994), membre du Parlementarians for Global Action, New York (1995-2001), membre de la délégation suisse à l'Union interparlementaire mondiale (1998-2003) et membre de la délégation suisse au Conseil de l'Europe (1998-2003). Membre du conseil de la Fondation Jean Monnet pour l'Europe (1995-).
Auteur d’un ouvrage historique sur les débuts du Parti conservateur jurassien intitulé Le Pays d’Ernest Daucourt, 1873-1884.

EDGAR VOIROL

Voirol, Edgard (1897-1987)

Né à Bienne le 6 octobre 1897. Décédé à St-Maurice (VS) le 8 avril 1987. Chanoine régulier de St-Maurice (VS), spécialisé dans la gravure sur bois et la peinture sur verre.
Etudes au progymnase de Bienne puis à l'Ecole normale d'Hauterive (diplôme d'instituteur primaire). Il enseigne ensuite au Collège St-Charles à Porrentruy (1915-1918). Désirant se vouer à la vie ecclésiastique, il se rend alors au Collège de St-Maurice où il obtient sa maturité fédérale classique avant d'entrer au noviciat de l'Abbaye. Il poursuit encore ses études au Séminaire français de Rome où il obtient un doctorat en théologie. Profession solennelle le 14 septembre 1924; ordonné prêtre le 3 avril 1926. Il célèbre sa première messe à Bienne. De retour au pays, il est chargé d'enseigner le latin, le français et le dessin au Collège de St-Maurice. En parallèle, il se consacre à l'art, se spécialisant dans la gravure sur bois, mais il se voue aussi à l'art du drapeau et du vitrail.

JEAN-JACQUES SCHUMACHER

Schumacher, Jean-Jacques (1942-2016) 
Originaire de Thielle-Wavre (NE). Né le 22 juin 1942 à Bienne. Décédé le 24 décembre 2016 à Bévilard. Fils de Pierre, fonctionnaire fédéral, et de Violette née Mettauer. Divorcé, père de deux enfants, dont Caroline Schumacher. Protestant (né de mère catholique). Major (1988).
Formation d'employé de commerce à l'Ecole supérieure de commerce (ESC) de Delémont achevée en 1961, puis obtention de la maturité commerciale à l'ESC de Neuchâtel (1964). Licence (1969) et doctorat (1979) ès sciences économiques à l'Université de Neuchâtel. Attestation universitaire en journalisme (1977) et certificat d'aptitude pédagogique la même année.
Après des remplacements dans de nombreuses écoles primaires et secondaires du Jura bernois, S. devient chef du service de formation à Portescap à La Chaux-de-Fonds (1970-1972), directeur de l'Ecole commerciale et professionnelle de Tramelan (1972-1983), professeur de comptabilité à l'Ecole professionnelle Commerciale de Moutier (1984-2001) et professeur de techniques quantitatives de gestion (TQG) à l'Ecole supérieure de commerce de St-Imier(2001-2005), où il met en place un projet pilote de formation commerciale sous le patronage du canton de Berne et de la Confédération (OFFT). En parallèle, il enseigne dans d'autres établissements. Il est ainsi chargé de cours à la HEG de Neuchâtel depuis 1984, professeur de comptabilité à l'Ecole supérieure de commerce de La Neuveville (1996-2003), professeur de gestion à l'EISI de St-Imier (cycle tertiaire) depuis 1996 et anime les cours de Gestion PME au CIPde Tramelan (dès 1996). De 1989 à 1995, il est également directeur de la Chambre d'économie publique du Jura bernois et vice-président de SIAMS SA.
Par ailleurs, il collabore régulièrement au journal Le Démocrate entre 1976 et 1986, tient une chronique économique régulière sur Radio Jura Bernois (RJB) depuis sa création en 1984 et collabore au Journal du Jura depuis 1999, dans la chronique « Carte blanche ». Membre du comité du Home de Mon Repos à La Neuveville. Président du Centre de Sornetan depuis 2012.
En 1969, S. adhère au Parti radical (PRD) du Jura bernois. Coopérant aux activités rédactionnelles de l'organe du parti, Le Radical, il organise également des cours de formation en faveur des candidats aux élections cantonales. En 1974, il adhère au Mouvement pour l’Unité du Jura (MUJ), dit aussi « la Troisième force », et fait partie de son comité directeur jusqu'à la dissolution de cette formation politique. En 1997, avec notamment Claude-Alain Voiblet et Jean-Michel Blanchard, il fonde le « Groupe Avenir », qui joue alors un certain rôle dans le Jura bernois de part sa vocation de réunir des acteurs des tous les partis et de toutes les tendances politiques « jurassiennes ». Il fut en outre le premier secrétaire général de l’Assemblée interjurassienne (AIJ) de 1995 à 2003. Candidat pour la première fois à une élection lors du scrutin du 9 avril 2006, qui doit désigner les premiers députés du tout nouveau Conseil du Jura bernois (CJB), il est l'un des onze premiers élus du district de Moutier. Le 7 juin 2006, il est nommé président du CJB pour la période 2006-2007, puis S. continue à siéger au bureau en tant qu'assesseur. Il démissionne de son mandat en 2012.
De 2008 à 2009, S. est également membre du comité directeur de la Société jurassienne d’Emulation (SJE). Dès 2009, il représente le CJB au sein du conseil de la Fondation des Archives de l’ancien Evêché de Bâle (AAEB).
Depuis 1970, il est en outre l'auteur de nombreuses publications, dont des livres scolaires de comptabilité et d’arithmétique commerciale et plus récemment d’un ouvrage consacré à l'AIJ intitulé L'Assemblée interjurassienne, histoire et perspectives... 1985-2004, Porrentruy, SJE, 2005.
Membre et ancien président du Rotary Club Les Reussilles.

JACQUES HIRT

Hirt, Jacques (1937-) 

Originaire de La Neuveville. Né à La Neuveville le 16 mai 1937. Fils de Georges, garde forestier, et de Olga Kunz, doreuse. Frère de Pierre. Il épouse Rosemarie Nicod, secrétaire.
Il obtient son brevet d'instituteur bernois en 1957, puis son brevet de maître secondaire en 1961.
Il est instituteur à La Neuveville (1957-1959), puis maître au Progymnase de La Neuveville (1962-1970). De 1970 à 2000, il est directeur du Progymnase, puis du Collège du District de La Neuveville.
H. est membre fondateur et secrétaire de Jura-Sud Autonome(1973-1975). En 1973, il est membre fondateur du Forum neuvevillois. Conseiller de ville entre 1977 et 1978, il devient maire de la localité de 1989 à 2000. Succédant à Otto Stalder, il est le premier autonomiste élu à la mairie. Il sera président de la Conférence des maires du Jura bernois en 1999 et 2000.
Il a notamment oeuvré en faveur de la création de la Communauté scolaire du District de La Neuveville, de la construction du Collège du District en 1972, et de la construction du Centre des Epancheurs (cinéma-théâtre) en 1995.
Egalement très engagé dans les milieux culturels jurassiens. Il est ainsi membre du comité directeur de la Société jurassienne d’Emulation (SJE) (1981-2008, puis membre d'honneur), membre du Conseil de fondation du Musée jurassien des Arts à Moutier depuis 1990 (actuel vice-président), membre de la Commission francophone chargée des affaires culturelles générales depuis 1998 (président février 2006-31 mars 2007), et membre fondateur de Mémoires d'Ici, centre de recherche et de documentation du Jura bernois en 2000 et membre du comité du Forum interjurassien de la culture. Il occupe en outre la fonction de coprésident de la Commission culturelle interjurassienne (février 2006-31 mars 2007), dont il est membre depuis 2004.
H. est l'auteur de romans policiers parus Éditions RomPol, Lausanne : Une bière pour deux (2004), La Mygale et la Souris (2005), Le Fourmi-Lion (2007), Carré d'Agneaux (2009), Embarcadère sud(2012) et Deux meurtres et demi (2014).
Dinstingué par le diplôme d'honneur de La Neuveville en 2014.